{ I’m Happy }
Ma p’tite bree*, qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? (ma mère à sa fille)
Je voudrais être pompier**. (la p’tite bree à sa mère)
Bon, oublie ce que je viens de te demander tu veux ?
Ok. Je peux avoir un biscuit maintenant maman ??
*nom d’emprunt pour coller à l’histoire.
**véridique. Age : 5 ans. Pas toutes mes dents. Et probablement pas toute ma tête non plus…
Aujourd’hui, je ne rêve plus d’être pompier. Non.
Au lieu de ça, je rêve de… livres !
Pourquoi ?
Sans doute parce que…
Le livre est terminé.
Le livre est terminé.
LE LIVRE EST TERMINE.
Note pour tout de suite : arrêter de le répéter.
{C’est bon, c’est enregistré.}
Et oui, après des mois et des mois et des mois d’intense hésitation, de remaniements farfelus, de textes peaufinés, pour être ensuite sans scrupules effacés {sic}, de moments de doute terribles et de quelques bonnes larmes de joie, je peux enfin le dire et le redire et le re-redire : le livre est terminé.
Youpi clap clap youpi ya !
{Autocongratulation personnalisée.}
Wahou.
La joie effervescente mise à part, c’est étrange, mais j’ai presque du mal à dire : mon livre.
Et encore plus de mal à dire : mon livre est terminé.
Entrainement de rigueur pour instant magique svp.
Evidemment, quand on attend beaucoup d’un projet qui nous suit pendant des mois entiers, lorsqu’il prend fin, on a un peu de mal à y croire.
Alors au temps vous le dire : je me pince sans cesse depuis hier soir, 22h00 pétantes. Peu de temps avant le tirage du Loto.
Je le connais par cœur mon premier livre.
J’ai feuilleté virtuellement ses pages des centaines de fois, modifié les layout comme une dingue insatisfaite chronique {pas de traitement contre ça, nope} et aussi changé de nom sur la couverture un millier de fois. C’est fou l’importance que prennent des détails quand on veut faire un livre !
Chaque week-end, alors que je le sentais au plus profond de moi, alors que j’avais vraiment besoin de sommeil, je sentais également au plus profond de moi que je ne pouvais pas le laisser en plan. Et plus les idées me narguaient, moins il m’était possible de fermer l’œil.
A la fin, mes sentiments me rendaient folle, partagée que j’étais entre l’amusement du choix des photos et des textes et la crainte des avis du lecteur lambda.
Et oui, faut bien le dire mais… j’ai toujours eu un peu peur du jugement dernier : )
Heureusement, vos messages ici, vos e-mails et meme vos cartes !! tous si encourageants et adorables, ont raisonné longtemps, comme un leitmotiv qui refusait de dormir.
Alors… Merci, merci à vous qui avez su y croire ! Et à vous qui avez su être aussi patients !
Une merveilleuse sensation m’envahit depuis hier soir : non, jen ‘ai pas gagné au Loto mais j’ai l’impression que je peux voler !! Ca vaut tout l’or du monde, non ?
Bref, je suis aux anges, ravie, émerveillée par ces petits bouts de papier qui m’ont donné tant de fil à retordre !
Et ce mot FIN que j’attendais tant n’apparaît pas sur la dernière page du livre.
Sans doute un signe utlime, un beau signe… celui que l’aventure du livre n’est pas prête de s’arrêter pour le pompier raté.
A présent que j’ai arrêté de courir et de sauter dans tous les sens, je peux enfin vous poser la question : qui n’en veut ?
Mon petit mesure 20 x 25 cm, se feuillette sur environ 80 pages avec sa couverture toute douce et est proposé au prix de 40 euros.
Un peu de mes mots y sont semés ici et là.. mais surtout, beaucoup, beaucoup de photos – principalement sur la nature.
Petit aperçu ci-dessous…
Nota : pour lancer ma commande, et bien que le délai de livraison risque de prendre un peu de temps {tant mieux si vous voulez mon chef-d’œuvre (hum hum) pour Noël !}, j’ai besoin de connaître vos réponses avant le 20 novembre…





D’avance un grand grand grand merci
à celles & ceux
qui vont suivre cette aventure avec moi
I’m happy. Tout simplement.
Superbe week-end à vous.
*.*.*.*.*
Bon ma chérie, on peut éteindre et dormir maintenant ? {mon chéri à sa chérie…}
2 comments novembre 7, 2009
{ L’obstination n’a pas de limite* }
Pour changer… Le temps m’échappe.
Toujours. Toujours et encore cette fichue course, interminable poursuite vers une ligne d’arrivée… qui n’arrive jamais.
Aujourd’hui, je me sens bête. J’ai l’impression de ne rien apprendre, de ne pas retenir la leçon qui me souffle à l’oreille : tu es folle, le temps, personne ne le rattrape.
Mais moi, idiote ou aveugle ou naïve que je suis… eh ben je continue à courir.
A moins que ce ne soit de l’obstination ? Vaine obstination…
Seulement voilà, à force de me répéter que le temps passe trop vite, je ne rêve plus, désespérément, de vouloir l’arrêter… Non, au lieu de ça, je voudrais simplement le multiplier.
Oui, c’est vrai que ça parait si simple…
Je poursuis donc ma course avec toujours plein de projets, sans jamais me dire : il serait peut-être temps de faire une pause, ma grande.
Mais une pause, c’est quoi ?
Je dois être folle.
Résultat… A l’aube des week-ends, je tombe du lit, réveillée depuis des heures par des idées de toute sorte.
Mais bon sang qu’est-ce qui se passe dans ma tête ?
Il se passe que je sais que je n’ai pas de bus à prendre, que je ne vais pas passer les 1O prochaines heures loin de mon laptop et que j’ai deux jours entiers pour faire CE QUE JE VEUX…
C’est-à-dire écrire, photographier, écrire encore, photographier de plus belle.
Entre-temps, dévorer deux ou trois brioches, faire des petits bisous à Chéri pour ne pas le laisser se sentir abandonné et prendre une douche, pour ne pas laisser mon corps se croire abandonné.
Lire mes magazines dont les frais de port me coutent une fortune parce qu’ils viennent de Sydney ou de Tokyo {la belle affaire si je ne les lis pas !} ou faire encore semblant de savoir coudre.
Encadrer les photos en rêvant d’une expo, préparer les calendriers de fin d’année, dépoussiérer la boutiquette.
Et bla bla bla, et bla bla bla.
Oui, le week-end, j’en profite, sauf que… ça commence toujours de bonne heure.
Inutile d’aborder le sujet sur la tête que j’ai le lundi matin.
Mais quand/comment se reposer ?
Des sujets divers et variés entrent par une oreille, en oubliant de ressortir par l’autre.
Le moindre petit détail, la moindre découverte de la journée d’avant peut assurément se targuer qu’il ou elle fera partie d’un de mes rêves.
Conséquence : ça bouillonne.
Comble de joie, ultime bonheur, je sais d’ores et déjà que je m’en souviendrai le lendemain.
Tout me rattrape, sauf le temps finalement – après lequel je cours toujours…
Je crois que je n’apprends pas de mes erreurs – ou alors j’apprends mal. Suis-je la seule à ne pas comprendre ?
« C’est pas ma faute », comme dirait l’autre.
Et pourtant, dans le cas présent, si, c’est de ma faute, c’est de ma faute si j’ai tant de projets.
Hier encore, un collègue me faisait gentiment remarquer que j’avais trop de projets, qu’il fallait que je fasse attention à ma “petite” santé.
C’est charmant de sa part mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui répondre que ce sont les projets, autant qu’ils puissent être, qui font justement ma santé.
Au temps se dire les choses telles qu’elles sont : sans rêves, sans petites étoiles dans l’agenda, comme ce serait triste !
Et je me sentirais dépérir.
Mais pourquoi devons-nous faire un choix ?
Pourquoi la balade au lieu d’un après-midi à bosser comme une dingue sur photoshop ?
Et pourquoi je ne peux pas faire les deux ??
Et pourquoi faire des compromis ?
Je voudrais avoir la même force qu’un homme qui a dit un jour : quand les gens se lèvent à o8hoo, j’ai déjà fini ma journée.
Mais deux journées en une seraient-elles suffisantes ?




{ timide échantillon d’une promenade salvatrice }
*.* Beau Week-End *.*
* L’obstination n’a pas de limite. Mais la fille du 5ème… si.
5 comments octobre 24, 2009
{ Emotions }
{ Parce que cette musique me poursuit… }
Il y a bien longtemps que je n’avais pas ouvert cette boite.
Le travail méticuleux du livre de photos implique chaque jour quelques recherches d’objets, ici et là, qui offrent leur lot de surprises quotidien.
Je savais où était ma petite boite, je savais que personne ne l’avait déplacée, et je savais aussi parfaitement ce qu’elle renfermait.
Du moins, ma mémoire le pensait.
D’un tri à un autre, de place manquante en place manquante, hier matin, je finis par tout sortir du placard et… je finis par la voir.
Alors, comme dans un geste que je ne peux contrôler, comme guidée par un réflexe silencieux, j’ai voulu voir à l’intérieur…
Il y avait bien longtemps que je n’avais pas ouvert cette boite.
Elle était un peu devenue comme une boite de Pandore et son contenu me faisait peur, pour tous les souvenirs qu’il pouvait évoquer.
Cette boite vient de loin et renferme de minuscules bribes de vie, à la fois palpables et indicibles.
Cette boite est vieille, déchirée dans un des coins du couvercle et sur le point de rendre l’âme tant elle a été écrasée.
Mais j’ai la sensation que plus elle est vieille, plus je tiens à elle.
Cependant, j’ai toujours eu peur de l’ouvrir à nouveau, car je sais alors quelles conséquences ce geste anodin peut entrainer : nostalgie et regrets.
Et j’ai pensé : “comme si j’avais besoin de ça en ce moment.”
Et pourtant, comme un réflexe, j’ai voulu voir, une fois encore, ce qu’il y avait à l’intérieur.
Je fais confiance à ma mémoire, je l’entraine régulièrement depuis une ou deux années, parce que j’ai senti qu’elle s’endormait.
Pourtant, hier matin, malgré la lumière qui perçait dans le bureau d’ordinaire si sombre : impossible de douter.
Le contenu de la boite était bien en évidence, totalement à ma merci.
Et moi, et moi… en proie à de vives émotions.
Je pensais y trouver cela… j’y découvrais ceci.
Ma mémoire me jouait un mauvais tour.
Rien de ce que je voyais ne répondait à ce que je m’attendais à trouver.
Est-ce qu’on avait changé ma vieille boite de place ?
Etait-ce une autre boite ?
Hélas peu de doutes…
Comment j’avais pu oublier de merveilleuses petites choses auxquelles, quelque temps plus tôt, j’accordais une importance totale ?
Et comment ces objets, capables de susciter en moi une si grande émotion, avaient-ils été à ce point occultés ?
Des carnets de photos encore emballés, un petit sac en vieux cuir rose, quelques romans anglais ou le ruban qui avait si joliment orné le cadeau offert par l’hôtel où nous vivions à Bangkok…
Je suis une éternelle conservatrice, ce n’est plus à prouver. Mais je fais des efforts, et je trie, et je jette beaucoup plus depuis quelques années.
A l’exception de deux ou trois raretés dont il est impossible de me séparer.
Mais hier matin, je me suis demandé à quoi tout ceci pouvait me servir ?
A quoi cela me servait de donner de l’importance à des objets, quand les souvenirs ne sont même pas entretenus, quand ils restent enfermés une année entière, voire plus ?
Je garde toutes ces petites choses mais je ne m’en souviens même pas…
A quoi ça sert ?
Je réalise ce matin en découvrant le contenu de la boite que si les émotions sont toujours aussi vives, je n’avais plus aucune idée de ce que j’allais vraiment trouver.
Et si je perdais cette boite… et bien je n’aurais pas la moindre idée de ce que j’aurais perdu.
A chaque fois que j’ai l’occasion de toucher ces objets, ils me rappellent immanquablement trop de souvenirs et si je reste trop longtemps à les observer, je peux être sure de me mettre à pleurer.
Mais pour autant que je puisse le parier, je ne conserve pas toutes ces merveilles dans le seul but de me morfondre.
Alors à quoi bon ?
Puisque je ne m’en sers pas, puisqu’elles restent enfouies dans des boites cachées au fond de mes placards et puisque je finis tôt ou tard par en oublier le contenu…
A quoi bon ?
A quoi bon me morfondre à chaque fois que je les ouvre ?
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Malgré la peine évidente avec laquelle je suis retournée à mes activités, ce matin, sans comprendre vraiment ni pourquoi ni comment, je n’ai pu m’empêcher, une fois de plus, de remettre chaque objet découvert dans la boite, de la refermer avec précaution et de la ranger au fond du placard.
Je ne saurais dire combien ces objets me touchent et avec quelle facilité déconcertante (voire navrante) je parviens à les oublier et je ne saurais dire, ce matin encore, ce qui motive mon geste de les enfermer une nouvelle fois et pourtant je le fais, de façon presque inconsciente.
Peut-être que je n’ai pas la moindre envie d’utiliser un jour un seul de ces objets.
Peut-être que la boite n’est là que pour réveiller mes émotions.

Ces deux petits bols à thé se trouvaient dans la boite.
Ils sont si fragiles qu’ils sont emballés de plusieurs couches de papier.
J’ai du attendre de déballer tout le papier pour savoir ce qu’il renfermait… et je me suis souvenu, alors, que je les avais achetés dans un marché en Chine parce que j’adorais l’idée d’y boire un jour mon thé.
Evidemment, même si c’est toujours le cas, et même si je les trouve magnifiques, je les ai également remballés…
✿ Belle journée à vous ✿
7 comments septembre 27, 2009