Archive for octobre 2008

{ Etoiles }

*** Edit new-yorkais ***
Nouvelle un peu de dernière minute :
Après hésitations et reports en tout genre, il est fort possible {de l’ordre du possible à 99,9 %} que nous partions croquer dans la plus grande pomme du monde alors… si vous avez des conseils, de bonnes adresses ou des trucs & astuces sympas, d’avance un grand merci !

Nous sommes tous un peu fous, sans doute.
Un peu fous pour se lever à l’aube et partir embrasser les portes vitrées d’un tram bondé.
Un peu fous pour laisser les journées défiler, sans vraiment les voir.
Ou pour travailler, toujours plus.
Encore et toujours plus.
Ne pas dire non aux dossiers, surtout pas, ou voir mademoiselle Perfection roder encore un peu ici et là.
Finalement rentrer, quand le soleil est déjà couché…

Les semaines passent, et elles ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.
De vieux morceaux de chocolat fondent sous le laptop.
Et les petites étoiles remplissent mon agenda à un rythme fou.
Faire ci. Faire ça.
Dix fois, vingt fois.
Mais peu importe.
Et pourquoi ?
Parce que tous ces projets… j’y crois.

Oublions la grisaille en compagnie d’Anna Ternheim.

Beau week-end.

22 comments octobre 31, 2008

{ Casse-noisette }

C’est dur de se révéler, même un tout petit peu.
De savoir ce qu’on se veut faire aujourd’hui, demain ou pour les trente prochaines années.
Comme de dire simplement ce qu’on aime.
Le chocolat ? Insuffisant ma mie.
Un repas aux chandelles avec l’être aimé ?
Mais encore…
Grande nouvelle, connaître les autres n’implique, hélas, absolument pas de se connaître aussi bien.
Parfois d’ailleurs, on ne parvient même pas à connaître vraiment ses proches. On se goure, on se prend une sacrée claque et on repart amèrement convaincue qu’on ne nous y reprendra pas.
Vous ne le saviez pas ? Moi… aussi.

Se dévoiler à soi-même est bien plus difficile qu’il n’y parait.
On cherche partout un indice, et pis c’est quoi d’abord ma couleur préférée ?
Les petits carnets sur le sol n’ont plus rien à révéler quand vient l’heure des aveux ; juste de quoi alimenter deux ou trois chapitres d’un roman miséreux.
Et moi, après les avoir lus, j’ai encore faim.
Mais comment savoir, oui comment être sure quand on se connaît si peu, qu’on n’est pas en train de faire fausse route ?
On claironne partout qu’on apprend de nos erreurs, il en faut donc bien quelques-unes. Mais quand dame perfection n’a pas encore fait toutes ses valises, entre nous, difficile de réapprendre à se tromper…

Profitant du soleil, j’ai flâné sans écharpe aujourd’hui.
J’ai acheté une nouvelle paire de bottes, alors que j’en ai déjà plein.
J’ai craqué pour une glace trois parfums, alors qu’il faisait froid.
Et un livre, un livre de plus, pour faire craquer la bibliothèque.
Je me connais bien sur un point finalement : je sais toujours que je vais ramener quelque chose si je sors.

Quand, au détour du kiosque à journaux – et avec ces 5 magazines mademoiselle ? Euh, un paquet de bonbons, comme d’habitude merci – virage à 100%.
Nouvelle coupe, nouveau visage.
Nouveau moi ?
Et me reconnaître sur les photos qu’on envoie aux parents lointains ? Pas si sure…
Mais qui est cette fille qui sourit au photographe ?
Blonde, trop peut-être pour cette fois, et fuyante, car elle n’aime pas poser.
En somme, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.

Entamer ce projet de livre implique de gratter, même là ou il n’y a pas de croute. Il implique aussi de se connaître et d’être capable de se faire connaître tel que l’on est. Telle que je suis… Impossible ?

J’ai de la chance, il y a plein de gens très sympas qui m’y encouragent…

Mais c’est dur de se révéler, même un tout petit peu.
Ce n’est pas comme le lapin qui sort du chapeau du magicien.

Beau Week-end.

27 comments octobre 25, 2008

{ Postcard }

Repas préparé avec amour et sourire aux lèvres.
Prendre son temps, feuilleter le Very Elle d’automne et mettre les mains gelées près du radiateur.

Au tournant d’une page, se rendre compte que la vie change.
Se dire que certaines choses ne seront plus. Et que d’autres prendront place, naturellement.

Chasser cette mouche. {Oui, ca existe encore au mois d’octobre.}
Et épurer, parce qu’il y a trop. Beaucoup trop.

Parfois je me dis que plus je vis dans un espace grand, moins j’ai envie d’objets autour de moi.
Entasser, je déteste, et pourtant… Je suis devenue reine au royaume de l’accumulation.
Qu’elle est belle ma couronne…

Hier, vidant un carton, une énième boite au mystérieux contenu, j’ai réalisé que j’étais loin d’avoir tout trié, comme je le souhaitais et comme je le croyais possible 1 an plus tôt en revenant de Thaïlande…
Le recul aura donc eu besoin d’une année entière pour me faire comprendre une chose à présent évidente : non, le passé ne se range pas dans les placards ma grande.

Et si c’était un mal pour un bien ? Comme perdre cette copine un peu pot de colle : la perfection.
M’en veux pas mais tu seras surement mieux loin de moi.

Dans le carton, il y avait des dizaines de petits trésors.
Dont quelques peintures d’Edward Hopper. Qui me donnent envie de reprendre contact avec une autre amie…

… L’écriture.

20 comments octobre 19, 2008

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