Archive for décembre 2008
{ Mon beau sapin }
Seulement 7hOO mais déjà tombée du lit.
De bon matin, je découvre mon petit sapin et le plaisir des vacances, après une année mouvementée.
Les yeux à peine ouverts, je découvre Goop, Caroline Gardner et quelques centimètres de cheveux en moins.
Je redécouvre le chocolat chaud, une vieille envie de me laisser aller et une frange qui me tombe sur le nez.
Je découvre le gout du parfait, parfaitement made in Suisse…, la nouvelle boulangère, très sympa, et de superbes tissus dans la boite aux lettres. Ohhhh comme ils sont beaux.
Je redécouvre ma vieille machine à coudre dans le placard à chaussures, et un petit sac bien rempli d’Ordning & Reda.
Dans un élan mystérieux, je redécouvre aussi l’envie de courir quand seule la brume est levée. L’envie d’un long bain chaud, et celle d’oublier que je suis pressée.
L’envie d’avoir le temps.
Facile, quand je redécouvre Shop til you Drop, Lucky et Home Beautiful, revues vénérées de l’ère thaïlandaise. {merci ex-collègue de chéri}
Maintenant, je suis prête à rêver…
Premier jour de congé, je découvre déjà la poussière sur de vieux projets oubliés et toujours si plein d’idées.
Reste à redécouvrir quand et comment mettre en pratique, concrétiser, appliquer…
Mais avant… les pistes nous attendent {nous et quelques plusieurs milliers d’autres vacanciers…}

*** Joyeux Noël ***
Pour les liens…
Mon petit sapin ici.
Goop par là.
Caroline Gardner par ici.
Et Ordning & Reda par là.
13 comments décembre 20, 2008
{ Il n’y a pas de honte. }
Parfois, vous le savez – combien de fois je peux le répéter ! – j’aimerais pouvoir arrêter le temps.
Poser mon gros doigt sur l’aiguille et dire stop.
Voilà. Comme ça. Tout bêtement.
{C’est vrai que c’est bête de vouloir arrêter le temps…}
J’aimerais croire que toutes ces choses en suspens dans mon grand agenda blanc seront faites d’ici peu, que toutes mes petites étoiles seront bientôt entourées, et que je n’aurais pas 2O ans de plus pour autant.
Oh oui, j’aimerais tant…
Mais j’en suis loin. Qu’on se le dise.
Et pourtant, qu’est-ce qui cloche ?
Le temps & moi, c’est une si vieille histoire. Je pensais bien le connaître maintenant…
Ca remonte à l’époque où l’attirail d’une femme se résumait pour moi à porter une chouette montre, comme les hommes laissent voir de belles chaussures.
Longtemps, je me suis accrochée à ce petit bijou d’un jour comme à la prunelle de mes yeux. Pas moins.
Et je regardais l’heure, tout le temps.
Oui, tout le temps.
Quand vint la troisième montre, je me suis sentie porteuse d’une mission.
Marre de courir après le temps – ou simplement après le bus – j’ai commencé à vouloir ruser : j’ai donc avancé l’aiguille des minutes.
Discrètement, comme ça, sans rien dire à personne.
Et je continuais bien évidemment à regarder l’heure, tout le temps…
Très vite, j’ai craqué pour de nombreux modèles, tantôt hors de prix, tantôt pour trois fois rien, pour finalement me rabattre sur d’imposantes horloges {peur de louper l’heure ?}, de minuscules réveils ou une montre gousset des années 3O, dérobée aux trésors de ma grand-mère.
Merci mamie.
Et puis voilà.
Voilà comment j’ai pensé, alors, que le temps n’aurait plus de secret pour moi.
Que je savais quelle heure il était.
Et que je le saurais… tout le temps.
Mais toutes les bonnes histoires ont une fin.
Eh oui.
Et la fille en avance sur tout le monde {moi}, finit par trouver que les tous autres étaient en retard sur elle.
Et cette même fille {ce même moi} s’est vite retrouvée bien bête de voir que malgré tout, le temps, lui, continuait à avancer.
Et sans elle.
Un beau matin, je me suis plantée là, incrédule, à essayer de comprendre ce qui clochait.
Tout ne serait-il qu’une question d’interprétation ?
Moi je cours et pourquoi mon voisin il court pas ?
Parfois, on pense que le temps passe trop vite, alors qu’il passe pour tout le monde à la même vitesse.
Si, si.
Et pourquoi donc certains ne s’en plaignent pas ?
Et pourquoi donc mon voisin ?…
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A l’approche des fêtes, du 31 décembre et de toutes mes dead-lines qui vont si joliment avec, je ne peux que m’effrayer à l’idée de voir le temps filer encore trop vite.
Ne pas avoir pu finir mon livre le 1O décembre comme prévu, toujours se creuser la tête pour des broutilles, ou s’enfermer des week-ends entiers loin des autres…
Pas terrible, qu’on se le dise.
Je ne sors plus, ou plus beaucoup…
Alors hier, le restaurant avant la saveur d’un 5 étoiles. Comme un vieux plaisir retrouvé, ou comme les bonbons qui sont offerts avec le thé…

Me voilà convaincue d’une chose à présent : malgré le livre inachevé et malgré les to-do lists qui pullulent à la maison {je pourrais en faire une tapisserie tellement y’en a}, je sais désormais avec certitude qu’il ne sert à rien de courir.
Pas plus qu’il ne sert de se lever à l’aube, de s’isoler loin des rires pour mieux se concentrer, ou de rêver d’ubiquité pour acheter deux cadeaux à deux endroits différents en même temps, avant que les boutiques ne ferment toutes ensembles.
Le vrai secret du temps n’est pas de courir après mais bien de savoir en profiter.
Profiter du temps, même s’il passe vite. Même s’il passe trop vite.
J’ai presque du mal à le lire. A le dire.
Mais désormais, c’est décidé… je vais prendre tout mon temps pour ça.
Après tout, il n’y a pas de honte à préférer le bonheur.
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Ce billet fait suite à cadeau reçu pour Noel l’an dernier : une montre.
Une très belle montre, que je n’ai pourtant jamais vraiment portée à cause du bracelet.
Très compliqué à fermer.
C’était ma trente-deuxième montre… mais aussi la dernière. Promis.

Profitons…
15 comments décembre 13, 2008
{ Un jour. Mon jour }
Il y a des jours où c’est mon jour.
Où la joie me chatouille les pieds et où tout ce que je touche se transforme en or.
{ou presque.}
Il y a des jours où je prends le temps de m’arrêter, de siffloter sous la douche ou de boire un thé avant mon bus.
Rarissime.
Des jours où je ne tombe pas du lit et ne fais rien à la va-vite.
Où je me balade dans les belles rues de Genève, à des heures où la foule est encore au bureau.
Et c’est surement pour ça que je les trouve si belles, alors…
Des jours où lire dans un bus n’est pas un défi, où mes nouvelles bottes me vont à ravir et où mon petit collier de feutrine, laissé en suspens depuis des mois, devient mon petit collier de feutrine suspendu à mon cou.
Il y a des jours où même les courses au supermarché sont un vrai plaisir…
{Même avec la foule aux caisses… allez comprendre. Quoique… Non, non, n’allons pas comprendre…}
Et je me vois aux fourneaux sans les fours, et je me vois avec mon tablier Ikea qui n’a jamais servi, et je me vois cuisinant des petits plats exotiques.
Il y a des jours, mon jour, où je reçois des nouvelles d’une amie silencieuse, où on me complimente sur mes photos et où on m’encourage sur mes projets, et ça fait tellement de bien… Des jours où je m’autorise même à rêver de ma petite entreprise {qui ne craindrait pas la crise, bien entendu}.
Des jours où je ne m’énerve pas parce que ce gros 4 x 4 vient de m’éclabousser ces mêmes bottes qui me vont à ravir… {quoique là, faut voir hein}
Il y a des jours où je peux faire ce que je veux.
Tout ce que je veux.
Sans penser à… tout ce que je ne veux pas faire.
Alors je viens d’envoyer ma commande au Père Noël : avoir 365 jours comme ça…

Belle journée…
21 comments décembre 5, 2008