Archive for mai 2009
{ I heart NY }
Le jour s’est levé avant 5h26.
Il n’y a plus de lait au frais.
Et il fait froid sur le carrelage blanc cassé.
Comme une grande aiguille à qui on jouerait des tours, je me réveille sous l’effet du décalage horaire.
Minuit. Trois heures. Cinq heures.
Récupérer le sommeil perdu dans l’avion est vite devenu illusoire.
Au contraire, je cherche une activité, quelque chose qui me maintienne éveillée.
Il faut vider les valises qui attendent en silence.
Elles sont remplies d’une préciosité improvisée, de ces choses inutiles dont on crée si facilement le besoin.
Retrouver l’appartement, retrouver l’air frais, retrouver les croissants trempés dans la confiture Bonne Maman sont d’infimes détails qui me ramènent au quotidien.
Pourtant, le voyage n’aura duré qu’une semaine.
Mais ces sept jours si courts se sont allongés comme l’éternité quand on a tant à découvrir.
Croquer dans la grande pomme aura été un vrai régal.
Un régal sans pépins, un régal sous le soleil, un régal les yeux grand ouverts…
Et pourtant, et pourtant… le croiriez-vous mais… les mots me manquent.
Lorsque quelque chose me plait trop, il faut croire que je ne sais plus parler.
Indirectement, les photos remplacent toujours les paroles.
C’est ce qu’on dit non ?
Toujours des images pour parler.
Sauf peut-être cette fois.
En observant les murs de briques rouges, les affiches gigantesques, les sans-abris, les taxis jaunes… ou les couleurs de la 5eme Avenue, tous ces souvenirs immortalisés qui animent maintenant l’ordinateur, je ne peux m’empêcher de penser à tout ce qui va avec.
A une histoire au coin d’une rue, à une petite boutique au milieu des grands noms ou aux pates les savoureuses du monde {chez Macy’s}.
Sous l’ombre des buildings, quand les buildings eux-mêmes ne se font pas manger par l’ombre des autres, il se passe un milliard de choses à New York.
On en fait des tonnes et j’en écris des tonnes, sans même m’en apercevoir {3 modèles Boston de Moleskine en 7 jours, ca fait combien de pages par heure au juste ?}
Des carnets noircis des mystères de cette ville incroyable.
La grosse pomme aura été un immense puzzle dont je rassemble à peine les pièces.
Quelle claque quand on pense connaître un endroit un tout petit peu, rien qu’un peu et que finalement, et bien non…
On ne sait rien.

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{ très beau we }
Nota : les photos vont suivre, juste le temps pour moi de faire le tri – et de me lever enfin à des heures raisonnables.
11 comments mai 31, 2009