{ revenir puis… repartir* }
juin 13, 2009
Quelques chocolats, un peu de lecture et le nez qui coule.
Voilà les mots qu’une photo de bon matin vous dirait.
Je déteste le printemps, je déteste les fleurs et je déteste détester.
Mais comment ne pas détester l’injuste temps qui passe, l’injuste temps qui ne laisse aux projets que des restes, d’infimes secondes qui me font lever à l’aube ?
Il y a deux semaines encore, à l’heure où le soleil est le plus meurtrier, j’espionnais la haute sphère new-yorkaise, celle qui chatouille les nuages et qui donne mal à la tête.
Il y a deux semaines encore, des auréoles sous les bras et des ampoules aux pieds, je grattais les murs rouges de Soho, dans l’espoir fou d’en ramener un peu.
Oui, folle je suis, car je n’ai ramené que des souvenirs, ces choses qu’on ne peut plus palper…
Il y a deux semaines encore, épuisée comme jamais, je rêvais d’une chambre de bonne avec vue sur Central Park.
Mais depuis, je suis rentrée et les rêves sont loin…
Croquer dans la grosse pomme a ceci de cruel qu’à un moment ou à un autre, on finit par arriver au trognon…
Cette envie que cela dure toujours, qu’on ne revienne jamais, n’est bonne que pour les livres.
Dans la réalité, triste réalité, il faut refaire les valises et oublier, aussi difficile que ce soit, toutes ces rencontres mirifiques.
Oublier Crate & Barrel, Dos Caminos ou Dwell Studio.
Oublier les matchs de Baseball le soir après le bureau et oublier aussi les hommes de Wall-Street qui deviennent les sportifs du parc.
Oublier les écureuils qui n’ont peur de rien et les égouts qui fument comme des pompiers.
Tout oublier en somme.
A présent, je regarde les sourires, le ciel bleu ou le soleil perçant et je ne peux me résoudre à penser que tout ceci est loin.
Pourquoi ça n’est pas plutôt caché quelque-part, derrière les volets ?
Il est si facile de savoir, quand on a vu et quand on a goûté, ce qu’on ne verra plus et ce qu’on ne goûtera plus…
Jurer d’y retourner n’est qu’une pâle tentative de masquer les regrets.
C’était comme ce rêve un peu dingue d’apprendre le violon.
On y croit, on y croit… jusqu’au jour où on devine que ce ne sera jamais qu’un rêve.
Evidemment, refouler les pavés de Greenwich Village n’est pas un rêve inaccessible.
Juste une privation, pendant un ou deux mois, des belles boutiques de Genève et puis voilà.
Mais il y a tant à voir aux quatre coins du monde, tant d’autres pays et de grandes villes à découvrir… qu’il est probable que nous ne retournions jamais là-bas.
Et maintenant je dois me contenter des photos… si maigre consolation.

quelques chocolats en découvrant Uppercase…
que demander de plus ?
*.*.*.*.*.*.*
*Repartir… du bon pied. Toujours.
Nota : un grand grand merci pour vos messages, toujours si encourageants et qui me font chaud au coeur – même à l’approche des grandes chaleurs, m’en fiche, ça me fait du bien !
*.* Excellent week-end à vous *.*
Entry Filed under: divers & varié. Mots-clefs: Crate & Barrel, Dwell Studio, New York, Uppercase.
5 Comments Add your own
Leave a Comment
Some HTML allowed:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Trackback this post | Subscribe to the comments via RSS Feed
1.
Claire | juin 13, 2009 at 11:48
Que de nostalgie !! Ca va pas fort ici !!
J’aime rêver même si je sais que je n’accèderai pas à “l’objet” des mes convoitises … J’ai eu, il y a peu, un petit aperçu de ce que serait ma vie sans tous mes rêves, mes espoirs et sans idées ni imagination !! Et je peux te dire que ça n’a pas été une bonne expérience à mes yeux !!
C’est pourquoi, comme je te le disais, même si mes rêves ne se réalisent pas, je garde espoir et je positive !!
Je rêve de voyager dans des pays où je n’irais ceratinement jamais mais au moins pendant ces petits instant le voyage m’a plu !!
Comme on dit l’espoir fait vivre !!
Je m’arrete là … mais j’èspère que tous tes souvenirs nostalgiques se transformeront en petites étincelles qui t’inspireront de futurs rêves et projets!!
Bon week-end
Claire
2.
une fille & la toile | juin 13, 2009 at 2:36
J’y pense souvent aussi: y retourner et revivre cette ville qui était la mienne pendant un temps. Pourtant je ne prends pas mes billets, par peur de ne plus jamais vouloir en repartir. J’enfouis mon manque de cette ville bien au fond derrière mes sourires. Jusqu’au jour…
Bon week-end à toi aussi. Bises. Marie
3.
christel | juin 13, 2009 at 9:07
… la vie réserve de jolies surprises ! peut être qu’un jour vous y retournerez ! c’est ce qui nous est arrivé ici. un voyage avec les enfants et puis la surprise d’y retourner tous les deux ! et comme toi la première fois le retour à la réalité a été des plus difficiles … la seconde fois aussi ceci dit !
4.
miss zen | juin 16, 2009 at 7:40
Pourquoi oublier ? Reve, haut et fort ! Et c’est si bon de rever, d’imaginer…..et un jour peut-etre….
J’ai habité 3 ans a NY. Mon retour en Europe fut catastrophique, je ne voulais qu’une seule chose y retourner : pas moyen, plus de visa, j’avais accepte un nouveau poste, la déprime totale. Et puis 4 ans plus tard, on m’ a proposé d’y retourner mais j’étais tombée amoureuse de Paris et du Castor….. Alors voila, plante des petites graines, seme des cailloux et tu verras ou le vent t’emmene !
5.
Valerie | août 17, 2009 at 3:12
comment sais-tu toujours mettre les mots si parfaitement sur ce que JE ressens (tu remplaces juste le NYC par le San Fran) sauf que je mets l’oeillère sur le reste de la worlmap pour y retourner… encore une fois… et puis je l’espère … une autre…