{ the perfect girl* }

juin 28, 2009

Mise en garde : à ne pas lire si vous n’avez pas encore déjeuné, si vous venez juste de déjeuner ou si vous avez l’estomac fragile. Et si vous essayez de manger mieux.

Si ma mère avait été là, à observer ce que je me sers chaque matin au petit-déjeuner {et combien de fois je prends mon petit-déjeuner dans la même journée, je sais chéri}, elle m’aurait surement dit : ma fille, ce n’est pas bien de manger des œufs en chocolat comme tu le fais. Tu devrais faire du sport, ça te changerait. Et Pâques c’est loin.
Merci maman pour tes précieux conseils. Je vais méditer sur tout ça et on s’appelle.

Il y a bien longtemps que ma mère ne surveille plus ce que je dévore à grandes bouchées et il y a bien longtemps que ça se voit que je mange n’importe quoi, n’importe comment.
L’hygiène de vie, pour moi, c’est un slogan tendance qui part à la rescousse de magazines en chute libre.
Enfin jusqu’à…
Jusqu’à ce que je me dise que je passe trop de temps dans les rayons biscuits et je ne connais même pas le prix d’un concombre.
Jusqu’à ce que je me dise que j’ai beau courir 3o minutes comme une dingue le dimanche matin et que ca ne change rien : je ne rentre toujours pas dans mon nouveau jean.
Jusqu’à ce que je me dise qu’en ajoutant un petit footing de plus le mercredi et quelques exercices hasardeux quand le climat genevois matinal le permet… ça ne change toujours rien.
Jusqu’à ce que je me dise qu’il faut peut-être que je regarde ailleurs d’où vient le problème.
Notamment dans mes placards de cuisine. Des fruits et des légumes, où ça ? Et combien faut-il en manger par jour ?

Qu’on se le dise, je n’ai pas la meilleure hygiène alimentaire. Je peux me préparer un mini-bol d’une dizaine d’olives {c’est peut-être vraiment un mini-bol mais cela reste des olives…} et enchainer par trois tranches de pain de mie chaudement grillées et tartinées de confiture aux oranges amères.
Cherchez pas.
Et j’éviterai de vous faire toute une liste des mélanges fous qui me viennent à l’esprit quand j’ai faim ou des banales excuses que je pourrais trouver, en vous narrant ces fois où je prends des photos de tablettes de chocolat. Mouais, facile.

Evidemment, quand on passe par la case NY, il y a de quoi s’alarmer…
Bon, en vérité, il n’y a pas que la case NY qui a tiré la sonnette d’alarme mais aussi insidieusement la case « et pourquoi je ne rentre pas dans ce foutu jean alors qu’il m’allait bien dans la cabine ?? » et plus insidieusement encore « oui, je sais, je vais avoir 33 ans, et s’il faut penser à changer un peu mes habitudes alimentaires, ce serait bien de m’y mettre maintenant. » Ce qui revient à prouver que mes résolutions, je ne les prends pas en fin d’année mais en soufflant mes bougies.

Au-delà du besoin de consommation primitif que font naître en vous toutes les boutiques de la grosse pomme réunies, il est un besoin quasi nul qui se nourrit de lui-même, si je peux dire, à savoir : manger.
Et je ne parle pas des vendeurs de hot-dogs dans la rue. Je ne parle pas non plus du mini-bar dans la chambre d’hotel. Non je parle de ces foutus chocolats chauds à 350 Kcal le gobelet chez notre ami Starbucks ou aux bagels de toute sorte dans les superettes du coin. Je parle des cookies de Pepperidge Farm et des paquets de M&M’s d’un kilo.

De toute ma carrière de mangeuse de grand-n’importe-quoi, j’ai connu pire qu’à NY. Mais j’ai eu tout le temps de me poser – pas dans un Starbucks – et de me dire : est-ce que j’ai vraiment envie de ce truc hyper gras ?
Je me suis même imaginée en maman pas-modèle-du-tout :
-    oh l’autre eh, t’as vu ce que tu manges ! (un copain de ma fille)
-    bah quoi, ma mère fait pire que ca… (la fille de sa mère)
C’est vrai que quand on n’a pas d’enfant, c’est une raison de plus – minable raison j’en conviens… – de faire ce qu’on veut pour le repas du soir, voire de ne pas faire de repas du soir.
Bref.

Alors, je vous le demande : pourquoi manger mal quand on peut manger bien ?
Je connais la réponse, oui, oui, parfaitement.
Fainéantise, stress ou simplement gourmandise. Et j’en oublie surement.

Bon, je n’en suis pas encore à prôner le bio et toute la clique qui va avec mais je crois que j’en ai marre de courir des kilomètres et de tout gâcher l’infime instant d’après en me plongeant corps – et papilles – dans mes placards de cuisine.
Il est temps de faire quelque chose.
C’est l’été, le temps des fleurs et des bikinis.
Et pis j’aimerais bien rentrer dans mon nouveau jean.

le temps des cerises
…et les cerises du jardin maman, je peux ??

*The perfect girl… que je ne suis pas.

*.*.* Très beau WE à vous *.*.*

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12 Comments Add your own

  • 1. christel  |  juin 28, 2009 at 11:17

    … attention aux cerises miss … un des fruits les plus sucrés ;-) sois rassurée … je crois qu’on a toutes des “pétages” de plombs qui nous font absorber tout et n’importe quoi ! c’est vrai qu’à NY les portions sont énormes et ça ça te fait prendre conscience de ce que tu es capable d’avaler ! après le tout c’est de faire un peu relâche certains jours ! et puis manger ça doit rester un plaisir ! courage pour le jean ;-)

    Répondre
  • 2. Marika  |  juin 28, 2009 at 5:18

    Nutella et pain grille, miam! Ha ha, t’imagines deja les remarques cruelles des amis de tes enfants…

    Répondre
  • 3. Claire  |  juin 28, 2009 at 6:10

    Courrage !!
    J’ai pris, plusieurs fois d’ailleur, la décision de manger mieux

    mais j’arrive pas à m’y tenir surtout si il y a du chocolat à la maison !!!
    Bonne soirée !!

    Répondre
  • 4. Une Fille & La Toile  |  juin 29, 2009 at 12:39

    Je crois surtout qu’on mange mal par habitude…. Tu verras, une fois celles-ci changées, tu te demanderas comment tu faisais avant… En attendant, bon courage ! Marie

    Répondre
  • 5. véronique  |  juin 30, 2009 at 10:20

    J’appelle ça de la rebellion – garder ce côté sale gosse qui est tellement jouissif et qu’on n’a pas envie de perdre tout à fait en devenant grand/mature/trententaire/sérieux en CDi/avec un emprunt immobilier sur 30 ans.
    Toi c’est la bouffe, d’autres ça sera la musique ou bien les fringues ou un caractère soupe ou lait ou autre.
    On sait que ce n’est pas raisonnable, que ça ne se fait pas et “qu’à notre âge on devrait savoir que c’est pas bien quand même”.
    Et en même temps ON NE PEUT PAS être des adultes 24/24 (bon d’accord certains on du mal à être adultes 1 heure 24)
    Tu sait bien que ça rime à rien de manger comme ça parce que la terre entière dit que c’est mal, et alors ? Enjoy et respire. pfffft. un jour tu changeras. Ou pas !

    Répondre
  • 6. Anouchka  |  juin 30, 2009 at 11:39

    Mais G., personne n’est parfait !!!
    Le jour où tu culpabiliseras *vraiment* de ta façon de manger, tu changeras !
    En attendant, profites :-)

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  • 7. imabree  |  juin 30, 2009 at 4:18

    Coucou Anouchka, je le sais, je le sais bien mais je crois que j’ai du mal à m’y faire : )
    Ceci dit, tu as bien raison sur un autre point : je ne dois pas avoir assez envie de changer pour ne pas manger plus sainement… en tout cas, je le pense aussi.
    J’espère seulement que je ne m’y prendrai pas trop tard !
    Je profite déjà trop sans doute – il est temps que je pense sérieusement à remplir autrement mes placards de cuisine…

    Ma Véro, ohlàlà comme ton message me fait du bien!
    Il donne un vrai sens au problème, si toutefois il y a vraiment un problème… car comme tu le dis, on n’est pas adulte 24h/24 et dans le fond, ce qui compte c’est de profiter, pas de se morfondre.
    Je crois qu’avant de changer mes mauvaises habitudes alimentaires, il faut que j’apprenne à savourer et pas seulement le chocolat.
    Je suis certaine que mes envies gustatives se diversifieront d’elles-mêmes…
    Après tout, quand mon chéri cuisine de délicieuses recettes, j’adore. Je n’ai juste pas assez de motivation pour en faire autant quand je rentre du bureau {mais comment fait-il??}

    Marie, on dirait que tu parles en connaissance de cause, me trompe-je ? : )

    Claire, oui, je vois très bien ce que tu veux dire : )

    Ma Sheila, bah alors t’étais où : ))
    Oui, j’imagine déjà… c’est grave !

    Christel, je sais que manger doit rester un plaisir ; c’est un vrai leitmotiv!!

    Bises à toutes, belle soirée,
    g.

    Répondre
  • 8. florence  |  juillet 2, 2009 at 10:57

    T’inquiète, toutes pareilles … moi j’ai exactement 25 ans de plus que toi et je continue…. tu vois, t’as de l’espoir !!!! mais sache que j’aurai quand même gâcher une partie de ma vie et pas mal de fric, à me culpabiliser de mal manger et de ne jamais entrer dans les vêtements que j’achète une taille trop petite pour me motiver un tantinet !!! alors que choisir ??? c’est Shakespearien !!! tiens je vais me faire une tartine beurre salé/fromage puisque c’est çà …..!!!!

    Répondre
  • 9. les chéchés  |  juillet 2, 2009 at 2:47

    souffler ses bougies, déjà.
    et puis, la gourmandise est-elle obligée de passer par de vilaines choses? des fois, on s’imagine même que cuisiner est insurmontable, et puis finalement non…
    on peut concilier, améliorer, agrémenter… ça developpe l’imaginaire gourmand…
    je ne connais pas NY mais l’alsace, et ses rues où les odeurs sont terribles, des boulangeries, des bistrots partout tout le temps… dur…
    alors je t’envoie par ici plein de courage, pas pour rentrer dans son bikini (c’est fini, le bikini, non?) mais juste pour que tu sois bien…
    des bises

    Répondre
  • 10. miss zen  |  juillet 5, 2009 at 8:06

    Ben oui les cookies Peperidge Farm qui peut resister ! Et oui je crois qu’on mange mal par stress et puis cela devient une habitude. Courage sur ton chemin mais il parait qu’il faut 3 mois pour changer ses habitudes

    Répondre
  • 11. imabree  |  juillet 11, 2009 at 7:00

    Miss Zen, 3 mois, t’as envie que je renonce tout de suite ou bien ? Je sais que ca risque d’être long et difficile ; heureusement, je ne suis pas toujours dans ma cuisine : )

    Les chéchés, oui, comme tu dis, souffler mes bougies, et on verra ensuite : )
    Je suis gourmande et… un peu flemmarde. Du coup, cuisiner semble un long, trop long labeau pour mes papilles qui voudraient se rassasier avant même que les plats ne soient servis… Pas simple comme affaire : )

    Coucou ma Flo! Oui, les fringues qui me vont un jour et plus du tout le lendemain… je connais. Triste sort.
    Mais je ne gaspille finalement rien de bien triste dans tout ca.
    Je mange à ma faim, voire un peu plus qu’à ma faim.
    Et le plus dur finalement, c’est l’effort apres le réconfort : )

    Bises bises !
    g.,
    {en partance pour le footing du matin !}

    Répondre
  • 12. Sha  |  juillet 24, 2009 at 8:49

    Cuisiner ne prend pas tant de temps que cela, les recettes rapides et gourmandes (et légères) sont devant nous, suffit de se lancer :) ça permet de varier et d’avoir de nouvelles envies, redécouvrir les produits… Et puis quand on cuisine, on doit goûter ;) Du coup ça assouvit un peu la gourmandise ^^

    Répondre

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