Archive for octobre 2009
{ L’obstination n’a pas de limite* }
Pour changer… Le temps m’échappe.
Toujours. Toujours et encore cette fichue course, interminable poursuite vers une ligne d’arrivée… qui n’arrive jamais.
Aujourd’hui, je me sens bête. J’ai l’impression de ne rien apprendre, de ne pas retenir la leçon qui me souffle à l’oreille : tu es folle, le temps, personne ne le rattrape.
Mais moi, idiote ou aveugle ou naïve que je suis… eh ben je continue à courir.
A moins que ce ne soit de l’obstination ? Vaine obstination…
Seulement voilà, à force de me répéter que le temps passe trop vite, je ne rêve plus, désespérément, de vouloir l’arrêter… Non, au lieu de ça, je voudrais simplement le multiplier.
Oui, c’est vrai que ça parait si simple…
Je poursuis donc ma course avec toujours plein de projets, sans jamais me dire : il serait peut-être temps de faire une pause, ma grande.
Mais une pause, c’est quoi ?
Je dois être folle.
Résultat… A l’aube des week-ends, je tombe du lit, réveillée depuis des heures par des idées de toute sorte.
Mais bon sang qu’est-ce qui se passe dans ma tête ?
Il se passe que je sais que je n’ai pas de bus à prendre, que je ne vais pas passer les 1O prochaines heures loin de mon laptop et que j’ai deux jours entiers pour faire CE QUE JE VEUX…
C’est-à-dire écrire, photographier, écrire encore, photographier de plus belle.
Entre-temps, dévorer deux ou trois brioches, faire des petits bisous à Chéri pour ne pas le laisser se sentir abandonné et prendre une douche, pour ne pas laisser mon corps se croire abandonné.
Lire mes magazines dont les frais de port me coutent une fortune parce qu’ils viennent de Sydney ou de Tokyo {la belle affaire si je ne les lis pas !} ou faire encore semblant de savoir coudre.
Encadrer les photos en rêvant d’une expo, préparer les calendriers de fin d’année, dépoussiérer la boutiquette.
Et bla bla bla, et bla bla bla.
Oui, le week-end, j’en profite, sauf que… ça commence toujours de bonne heure.
Inutile d’aborder le sujet sur la tête que j’ai le lundi matin.
Mais quand/comment se reposer ?
Des sujets divers et variés entrent par une oreille, en oubliant de ressortir par l’autre.
Le moindre petit détail, la moindre découverte de la journée d’avant peut assurément se targuer qu’il ou elle fera partie d’un de mes rêves.
Conséquence : ça bouillonne.
Comble de joie, ultime bonheur, je sais d’ores et déjà que je m’en souviendrai le lendemain.
Tout me rattrape, sauf le temps finalement – après lequel je cours toujours…
Je crois que je n’apprends pas de mes erreurs – ou alors j’apprends mal. Suis-je la seule à ne pas comprendre ?
« C’est pas ma faute », comme dirait l’autre.
Et pourtant, dans le cas présent, si, c’est de ma faute, c’est de ma faute si j’ai tant de projets.
Hier encore, un collègue me faisait gentiment remarquer que j’avais trop de projets, qu’il fallait que je fasse attention à ma “petite” santé.
C’est charmant de sa part mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui répondre que ce sont les projets, autant qu’ils puissent être, qui font justement ma santé.
Au temps se dire les choses telles qu’elles sont : sans rêves, sans petites étoiles dans l’agenda, comme ce serait triste !
Et je me sentirais dépérir.
Mais pourquoi devons-nous faire un choix ?
Pourquoi la balade au lieu d’un après-midi à bosser comme une dingue sur photoshop ?
Et pourquoi je ne peux pas faire les deux ??
Et pourquoi faire des compromis ?
Je voudrais avoir la même force qu’un homme qui a dit un jour : quand les gens se lèvent à o8hoo, j’ai déjà fini ma journée.
Mais deux journées en une seraient-elles suffisantes ?




{ timide échantillon d’une promenade salvatrice }
*.* Beau Week-End *.*
* L’obstination n’a pas de limite. Mais la fille du 5ème… si.
5 comments octobre 24, 2009