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{ L’obstination n’a pas de limite* }

Pour changer… Le temps m’échappe.
Toujours. Toujours et encore cette fichue course, interminable poursuite vers une ligne d’arrivée… qui n’arrive jamais.

Aujourd’hui, je me sens bête. J’ai l’impression de ne rien apprendre, de ne pas retenir la leçon qui me souffle à l’oreille : tu es folle, le temps, personne ne le rattrape.
Mais moi, idiote ou aveugle ou naïve que je suis… eh ben je continue à courir.
A moins que ce ne soit de l’obstination ? Vaine obstination…

Seulement voilà, à force de me répéter que le temps passe trop vite, je ne rêve plus, désespérément, de vouloir l’arrêter… Non, au lieu de ça, je voudrais simplement le multiplier.
Oui, c’est vrai que ça parait si simple…
Je poursuis donc ma course avec toujours plein de projets, sans jamais me dire : il serait peut-être temps de faire une pause, ma grande.
Mais une pause, c’est quoi ?
Je dois être folle.

Résultat… A l’aube des week-ends, je tombe du lit, réveillée depuis des heures par des idées de toute sorte.
Mais bon sang qu’est-ce qui se passe dans ma tête ?
Il se passe que je sais que je n’ai pas de bus à prendre, que je ne vais pas passer les 1O prochaines heures loin de mon laptop et que j’ai deux jours entiers pour faire CE QUE JE VEUX…
C’est-à-dire écrire, photographier, écrire encore, photographier de plus belle.
Entre-temps, dévorer deux ou trois brioches, faire des petits bisous à Chéri pour ne pas le laisser se sentir abandonné et prendre une douche, pour ne pas laisser mon corps se croire abandonné.
Lire mes magazines dont les frais de port me coutent une fortune parce qu’ils viennent de Sydney ou de Tokyo {la belle affaire si je ne les lis pas !} ou faire encore semblant de savoir coudre.
Encadrer les photos en rêvant d’une expo, préparer les calendriers de fin d’année, dépoussiérer la boutiquette.
Et bla bla bla, et bla bla bla.
Oui, le week-end, j’en profite, sauf que… ça commence toujours de bonne heure.
Inutile d’aborder le sujet sur la tête que j’ai le lundi matin.

Mais quand/comment se reposer ?
Des sujets divers et variés entrent par une oreille, en oubliant de ressortir par l’autre.
Le moindre petit détail, la moindre découverte de la journée d’avant peut assurément se targuer qu’il ou elle fera partie d’un de mes rêves.
Conséquence : ça bouillonne.
Comble de joie, ultime bonheur, je sais d’ores et déjà que je m’en souviendrai le lendemain.
Tout me rattrape, sauf le temps finalement – après lequel je cours toujours…

Je crois que je n’apprends pas de mes erreurs – ou alors j’apprends mal. Suis-je la seule à ne pas comprendre ?
« C’est pas ma faute », comme dirait l’autre.
Et pourtant, dans le cas présent, si, c’est de ma faute, c’est de ma faute si j’ai tant de projets.

Hier encore, un collègue me faisait gentiment remarquer que j’avais trop de projets, qu’il fallait que je fasse attention à ma “petite” santé.
C’est charmant de sa part mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui répondre que ce sont les projets, autant qu’ils puissent être, qui font justement ma santé.
Au temps se dire les choses telles qu’elles sont : sans rêves, sans petites étoiles dans l’agenda, comme ce serait triste !
Et je me sentirais dépérir.
Mais pourquoi devons-nous faire un choix ?
Pourquoi la balade au lieu d’un après-midi à bosser comme une dingue sur photoshop ?
Et pourquoi je ne peux pas faire les deux ??
Et pourquoi faire des compromis ?

Je voudrais avoir la même force qu’un homme qui a dit un jour : quand les gens se lèvent à o8hoo, j’ai déjà fini ma journée.
Mais deux journées en une seraient-elles suffisantes ?

outside

outside again

outside again & again

for a change... outside

{ timide échantillon d’une promenade salvatrice }

*.* Beau Week-End *.*

* L’obstination n’a pas de limite. Mais la fille du 5ème… si.

5 comments octobre 24, 2009

{ fil à retordre }

J’aimerais des tennis Bensimon couleur vieux rose, prendre rendez-vous dans le spa After the Rain {qui porte très bien son nom par les temps qui courent…}, recevoir tous les anciens numéros de Come Home ! et me réabonner à Real Living.

J’aimerais pouvoir lire mes 5 nouveaux romans {mais pourquoi en avoir acheté autant ?} et faire éditer mon premier tome de photos.
En parlant de photos… j’aimerais tant retrouver des recharges pour mon vieux polaroid.

Et puis j’adorerais retourner à NY et m’inscrire à un cours de japonais.
Je rêve de l’un et de l’autre depuis si longtemps…

J’ai une envie folle aussi de vider toutes mes armoires et d’abandonner toutes mes fringues.
De changer les couleurs, les matières.
Tempérer et aérer…
C’est l’effet automne qui arrive – et qui me chamboule un peu.

Et puis, et puis… j’aimerais bien trouver deux ou trois secondes pour embellir ma petite boutique sur le web.

Voila Père Noël, ce sera tout pour l’instant. Oui, je sais, je suis en avance mais c’est pour ne rien oublier.

un jour ordinaire photo book

| et parce que vous êtes toutes si adorables, avant tout le monde,
voici le livre qui me donne tant de fil à retordre |

✿✿✿✿✿

pssst : s’il pleut… faites comme si vous n’aviez rien vu

12 comments septembre 19, 2009

{ Contre-sens }

Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur du petit crabe, je suis absente pour le moment, depuis un long moment – sic – veuillez laisser un message après le signal sonore et je vous répondrai dès mon retour.
{Enfin… si j’ai le temps.
}

✿.✿.✿.✿.✿

Hier encore, les choses ne semblaient pas si floues.
Ce matin, à l’aube, rien n’était moins sur.

En prenant ma « plume » virtuelle, je réalise à quel point je suis loin du but final. Et à quel point, en reprenant possession de ce lieu, j’aurais aimé vous annoncer la réalisation de quelques projets déments {mais que j’en suis encore à deux ou trois années lumières.}

Ne jamais perdre espoir, ne jamais perdre confiance, et se répéter ces mots à tue-tête s’il le faut.
Il y a tant de petites étoiles dans mon agenda depuis le début de l’été que je ne l’ai même pas vu passer.
Il y a tant de rêves que j’aimerais concrétiser que je ne fais plus trop la différence entre dormir et rester éveillée.
Et il y a tant de projets que les dates estimées sont pour la plupart périmées…

Je reviens peu à peu à une vie plus normale, à un agenda moins dément et à des choses un peu plus terre à terre ; comme par exemple faire ses courses pour acheter du papier toilette au lieu d’utiliser les mouchoirs Lotus mentholés n’est-ce pas…

Avec tous ces projets, tous mes projets – que je m’accapare avant même qu’ils n’aient le temps de comprendre ce qui leur arrive – j’ai la tête qui tourne et tourne comme dans un manège enchanté, comme en plein Paris, comme sur un nuage, comme, comme, comme… Elle tourne, elle tourne ma pauvre tête…
Et voilà que ma grande copine dame perfection revient au galop, accompagnée cette fois de sa petite sœur… mam’selle migraine.
Dis voir, migraine, j’ai oublié de te parler d’un tout petit détail mais, euh, chez moi c’est 3ooo euros de loyer.
Ah bon, tu restes quand même ?
Miséricorde.

On fait ce qu’on peut dans la vie et quand on croit que faire ce qu’on peut se résume à essayer de donner un sens – quelconque, le premier sens qui vient, allez hop, je le prends – aux petites étoiles de l’agenda, aux dizaines de petites étoiles {vous êtes trop nombreuses mes belles, que vais-je faire de vous ?} eh bien ma foi… on en bave.
En tout cas : j’en bave.
Peut-être parce que je n’ai pas la vie qui va avec les projets que je lui donne.
Peut-être parce qu’après une journée de bureau, mon laptop est précisément {et fatalement} le seul appareil de la maison que je ne peux plus voir en peinture.
Et peut-être aussi parce qu’il me faudrait trois bonnes heures de sommeil avant de plancher – et pour éviter notamment que perfection se ramène à 9hoo du soir avec sa frangine migraine.

J’avance si lentement – contrairement au calendrier…

Difficile de continuer à chanter à tue-tête « ne jamais perdre espoir, ne jamais perdre confiance… »

come home

Heureusement, rayon de soleil dans la grisaille, je lis et m’inspire des si beaux livres et magazines japonais qui se dégustent à l’envers… alors que moi, je rêve d’aller de l’avant !
Contradictoire ?

✿.✿.✿.✿.✿

Des mercis pour vos petits mots si beaux et pour vos longs mots non moins charmants.
Des mots qui me touchent énormément et qui me surprennent.
Ainsi donc je susciterais tant d’émotions ?
Et des mots qui me font rire, et des mots qui me mettent une douce pression aussi (si, si).
Et parfois, certains mots, de longs mots que j’ai du lire et relire, et qui m’ont laissée la larme à l’œil…

*.* Belle fin de week-end *.*

10 comments septembre 13, 2009

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