{ Contre-sens }
Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur du petit crabe, je suis absente pour le moment, depuis un long moment – sic – veuillez laisser un message après le signal sonore et je vous répondrai dès mon retour.
{Enfin… si j’ai le temps.}
✿.✿.✿.✿.✿
Hier encore, les choses ne semblaient pas si floues.
Ce matin, à l’aube, rien n’était moins sur.
En prenant ma « plume » virtuelle, je réalise à quel point je suis loin du but final. Et à quel point, en reprenant possession de ce lieu, j’aurais aimé vous annoncer la réalisation de quelques projets déments {mais que j’en suis encore à deux ou trois années lumières.}
Ne jamais perdre espoir, ne jamais perdre confiance, et se répéter ces mots à tue-tête s’il le faut.
Il y a tant de petites étoiles dans mon agenda depuis le début de l’été que je ne l’ai même pas vu passer.
Il y a tant de rêves que j’aimerais concrétiser que je ne fais plus trop la différence entre dormir et rester éveillée.
Et il y a tant de projets que les dates estimées sont pour la plupart périmées…
Je reviens peu à peu à une vie plus normale, à un agenda moins dément et à des choses un peu plus terre à terre ; comme par exemple faire ses courses pour acheter du papier toilette au lieu d’utiliser les mouchoirs Lotus mentholés n’est-ce pas…
Avec tous ces projets, tous mes projets – que je m’accapare avant même qu’ils n’aient le temps de comprendre ce qui leur arrive – j’ai la tête qui tourne et tourne comme dans un manège enchanté, comme en plein Paris, comme sur un nuage, comme, comme, comme… Elle tourne, elle tourne ma pauvre tête…
Et voilà que ma grande copine dame perfection revient au galop, accompagnée cette fois de sa petite sœur… mam’selle migraine.
Dis voir, migraine, j’ai oublié de te parler d’un tout petit détail mais, euh, chez moi c’est 3ooo euros de loyer.
Ah bon, tu restes quand même ?
Miséricorde.
On fait ce qu’on peut dans la vie et quand on croit que faire ce qu’on peut se résume à essayer de donner un sens – quelconque, le premier sens qui vient, allez hop, je le prends – aux petites étoiles de l’agenda, aux dizaines de petites étoiles {vous êtes trop nombreuses mes belles, que vais-je faire de vous ?} eh bien ma foi… on en bave.
En tout cas : j’en bave.
Peut-être parce que je n’ai pas la vie qui va avec les projets que je lui donne.
Peut-être parce qu’après une journée de bureau, mon laptop est précisément {et fatalement} le seul appareil de la maison que je ne peux plus voir en peinture.
Et peut-être aussi parce qu’il me faudrait trois bonnes heures de sommeil avant de plancher – et pour éviter notamment que perfection se ramène à 9hoo du soir avec sa frangine migraine.
J’avance si lentement – contrairement au calendrier…
Difficile de continuer à chanter à tue-tête « ne jamais perdre espoir, ne jamais perdre confiance… »

Heureusement, rayon de soleil dans la grisaille, je lis et m’inspire des si beaux livres et magazines japonais qui se dégustent à l’envers… alors que moi, je rêve d’aller de l’avant !
Contradictoire ?
✿.✿.✿.✿.✿
Des mercis pour vos petits mots si beaux et pour vos longs mots non moins charmants.
Des mots qui me touchent énormément et qui me surprennent.
Ainsi donc je susciterais tant d’émotions ?
Et des mots qui me font rire, et des mots qui me mettent une douce pression aussi (si, si).
Et parfois, certains mots, de longs mots que j’ai du lire et relire, et qui m’ont laissée la larme à l’œil…
*.* Belle fin de week-end *.*
10 comments septembre 13, 2009
{ petit crabe }
Nous sommes en juillet, nous sommes en été et… il pleut.
Rien de plus classique.
La carapace du petit crabe, parfois s’en va.
Moins classique.
Et le petit crabe, parfois est touché, alors qu’il ne s’y attend pas.
{le petit crabe c’est moi.}
Hier soir, un coup de fil au bureau au mauvais numéro (le mien à la place d’un collègue), et ce qui semble être une bien triste nouvelle.
Entendre la voix de cet homme désarmé.
Percevoir ses larmes, le genre de larmes qu’on aimerait retenir.
Ne plus savoir quoi dire…
Depuis combien de temps, combien d’années, mon émotion n’est dictée que par des choses heureuses ?
Gros mensonge.
Mais ce que le petit crabe veut bien laisser voir est toujours sur la carapace.
Interdit de gratter.
C’est toujours ce qui fait rire, ce qui est amusant que le petit crabe accepte de montrer. Pas seulement parce que je trouve que se morfondre ne sert à rien mais parce que c’est tellement plus sympa de parler de choses gaies.
Hier encore, je proclamais que la vie était trop courte pour se laisser abattre. Mais ce sont-là les paroles d’une femme qui pourrait avoir cinquante ans, non ?
Cependant, devrais-je me laisser abattre parce que je n’ai pas cinquante ans ?
{non pas envie, juste l’addition merci.}
Je me surprends toujours à vouloir rendre les choses plus drôles, à tirer profit d’une situation catastrophe pour n’en garder que le meilleur ou à taper du point sur la table quand il faut se ressaisir.
Alors que.
Alors que…
Alors que les émotions tristes existent aussi, et qu’il n’est jamais bon de les enfouir – où que ce soit.
Je me suis dit, c’est comme un signe, je devais être loin mais j’étais encore au bureau, je devais finir ce dossier mais je n’y arrivais pas et j’aurais pu ne pas décrocher… mais j’ai décroché.
Comme un signe.
Mais un signe de quoi ?
Peut-être un signe que je sais encore m’émouvoir ? {et pas seulement devant une œuvre de Friedrich, et pas seulement pour les belles choses…}
A une heure où je suis sensée être déjà loin, au lieu de partir je réponds à un appel qui n’est pas pour moi.
Vulnérabilité de l’homme au bout du fil : 1oo %.
Réceptivité du petit crabe qui a décroché bien malgré lui : 2oo %.
Réflexion post-émotion : à son paroxysme.
Prenez de l’encre.
Prenez un buvard.
Si l’encre est la tristesse de cet homme, alors je suis le buvard…
C’est ainsi, parfois Dame Nature donne un corps de rêve à des femmes, parfois elle donne une réceptivité émotive exacerbée. Je ne sais toujours pas comment te remercier Dame Nature.
Bon, ce matin il pleut mais je ne vais pas pleurer si ?
Bon, ce matin, j’écoute David Sides et alors, je ne vais pas pleurer non plus… si ?
Bon, la maman de mon collègue va très mal et… je vais essayer de ne pas pleurer.
Pour finir par une note gaie, parce que le naturel du petit crabe revient toujours au galop : si vous ne connaissez pas encore Elsie Cake… courez lui rendre visite !

{je dis pas qu’il faut se mettre à pleurer
rien qu’en voyant des pommes de pin
écrasées sur son chemin}
Très beau week-end à vous et… belles émotions en perspective
*.*.*.*
17 comments juillet 11, 2009
