Quelques chocolats, un peu de lecture et le nez qui coule.
Voilà les mots qu’une photo de bon matin vous dirait.
Je déteste le printemps, je déteste les fleurs et je déteste détester.
Mais comment ne pas détester l’injuste temps qui passe, l’injuste temps qui ne laisse aux projets que des restes, d’infimes secondes qui me font lever à l’aube ?
Il y a deux semaines encore, à l’heure où le soleil est le plus meurtrier, j’espionnais la haute sphère new-yorkaise, celle qui chatouille les nuages et qui donne mal à la tête.
Il y a deux semaines encore, des auréoles sous les bras et des ampoules aux pieds, je grattais les murs rouges de Soho, dans l’espoir fou d’en ramener un peu.
Oui, folle je suis, car je n’ai ramené que des souvenirs, ces choses qu’on ne peut plus palper…
Il y a deux semaines encore, épuisée comme jamais, je rêvais d’une chambre de bonne avec vue sur Central Park.
Mais depuis, je suis rentrée et les rêves sont loin…
Croquer dans la grosse pomme a ceci de cruel qu’à un moment ou à un autre, on finit par arriver au trognon…
Cette envie que cela dure toujours, qu’on ne revienne jamais, n’est bonne que pour les livres.
Dans la réalité, triste réalité, il faut refaire les valises et oublier, aussi difficile que ce soit, toutes ces rencontres mirifiques.
Oublier Crate & Barrel, Dos Caminos ou Dwell Studio.
Oublier les matchs de Baseball le soir après le bureau et oublier aussi les hommes de Wall-Street qui deviennent les sportifs du parc.
Oublier les écureuils qui n’ont peur de rien et les égouts qui fument comme des pompiers.
Tout oublier en somme.
A présent, je regarde les sourires, le ciel bleu ou le soleil perçant et je ne peux me résoudre à penser que tout ceci est loin.
Pourquoi ça n’est pas plutôt caché quelque-part, derrière les volets ?
Il est si facile de savoir, quand on a vu et quand on a goûté, ce qu’on ne verra plus et ce qu’on ne goûtera plus…
Jurer d’y retourner n’est qu’une pâle tentative de masquer les regrets.
C’était comme ce rêve un peu dingue d’apprendre le violon.
On y croit, on y croit… jusqu’au jour où on devine que ce ne sera jamais qu’un rêve.
Evidemment, refouler les pavés de Greenwich Village n’est pas un rêve inaccessible.
Juste une privation, pendant un ou deux mois, des belles boutiques de Genève et puis voilà.
Mais il y a tant à voir aux quatre coins du monde, tant d’autres pays et de grandes villes à découvrir… qu’il est probable que nous ne retournions jamais là-bas.
Et maintenant je dois me contenter des photos… si maigre consolation.

quelques chocolats en découvrant Uppercase…
que demander de plus ?
*.*.*.*.*.*.*
*Repartir… du bon pied. Toujours.
Nota : un grand grand merci pour vos messages, toujours si encourageants et qui me font chaud au coeur – même à l’approche des grandes chaleurs, m’en fiche, ça me fait du bien !
*.* Excellent week-end à vous *.*
juin 13, 2009
*** Edit new-yorkais ***
Nouvelle un peu de dernière minute :
Après hésitations et reports en tout genre, il est fort possible {de l’ordre du possible à 99,9 %} que nous partions croquer dans la plus grande pomme du monde alors… si vous avez des conseils, de bonnes adresses ou des trucs & astuces sympas, d’avance un grand merci !
Nous sommes tous un peu fous, sans doute.
Un peu fous pour se lever à l’aube et partir embrasser les portes vitrées d’un tram bondé.
Un peu fous pour laisser les journées défiler, sans vraiment les voir.
Ou pour travailler, toujours plus.
Encore et toujours plus.
Ne pas dire non aux dossiers, surtout pas, ou voir mademoiselle Perfection roder encore un peu ici et là.
Finalement rentrer, quand le soleil est déjà couché…
Les semaines passent, et elles ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.
De vieux morceaux de chocolat fondent sous le laptop.
Et les petites étoiles remplissent mon agenda à un rythme fou.
Faire ci. Faire ça.
Dix fois, vingt fois.
Mais peu importe.
Et pourquoi ?
Parce que tous ces projets… j’y crois.

Oublions la grisaille en compagnie d’Anna Ternheim.
Beau week-end.
octobre 31, 2008