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{ Quelle heure est-il ?* }

Les collègues se moquent de moi en disant qu’avec l’âge, c’est normal de ne plus accuser le coup aussi facilement avec le décalage horaire.
Merci collègues.
Ma propre mère me le répète au tel. : c’est pas comme y’a dix ans ma fille. A l’époque, tu récupérais tout de suite.
Merci maman.
On croirait bien que je suis vieille.
{Et à l’approche de mes 33 ans, je vais vraiment finir par le croire.}

Après une semaine plutôt chaotique, à me demander du matin ou du soir, à quel moment de la journée on était vraiment, ce matin, de nouveau debout très tôt, ce qui ne change plus des habitudes alors soit…

Le voyage à NY n’aura pas été celui du cliché à la seconde et pourtant, je peine encore à trier les photos, à trouver celles qui me tapent à l’œil – plus que les autres – ou à retranscrire pour certaines quelques pensées griffonnées sur le balcon du 9eme.

Aussi difficile que d’admettre qu’on vieillit, je me sens ce matin comme une feuille blanche.
J’ai griffonné des tas de choses {et j’aime ce que j’ai griffonné} mais il est une phase quelque peu fatale où je finis par trouver mes mots insuffisants pour traduire les émotions ressenties.
En d’autres termes : c’est pas gagné.

Papa et maman, séduits par le premier tome – qui était sorti à titre tout à fait familial sur la ville géniale de Tokyo – en redemandent.
Et votre chère g., magnanime au possible, et puis surtout, faut bien le dire, un peu fière aussi, accepte d’entrée la commande.
Ok, pas de problème, je vous ponds ça plus vite qu’une poule.
Tu parles d’une poule… Tu veux dire… Quand elles auront des dents ?

En ce moment, en plus d’être vieille, en plus d’être un peu fière, et en plus d’être déboussolée, je redécouvre avec joie ma copine la pression {pas celle du barman, non} qui m’avait gentiment larguée, mais vraiment gentiment.
Et la revoilà la vilaine.

Je me dis que je dois bien être folle de mettre la barre haute pour mes propres parents.
Mais… évidemment que j’ai envie que mon travail leur plaise.
Ne pas faire les choses à moitié, surtout pour sa famille, ça doit surement vous dire quelque chose ?
Je ne veux jamais torcher le travail et finalement, cela s’applique à tous les domaines.
Mais je suis en perpétuelle lutte avec cette perfection qui me taraude. Et qui semble à présent revenue, après ses propres vacances.

Une façon comme une autre d’admettre à demi-mots que bien des sujets ont refait surface à NY, comme ce désir impérieux de faire quelque chose de mes photos, de mes mots ou des mes idées.
Je voudrais tout concrétiser, être parfaitement organisée et entourer une à une les petites étoiles de mon agenda.
Au contraire, les thèmes se répètent, les idées se multiplient et je ne sais plus où j’en suis.

Outre la découverte américaine, NY fut surtout un périple personnel, à mi-chemin entre la quête de soi et celle de l’Empire State Building.
L’une a été trouvée, l’autre…

Pour exemple le plus banal : tous les dix mètres, je me disais : « tiens, je pourrais ouvrir ma petite boutique ici, qu’est-ce que t’en penses chéri ? »
Bon, tout le monde a le droit de rêver – surtout à deux pas de la Statue de la Liberté…

Plus que jamais depuis une semaine, j’ai découvert une quantité de nouveaux blogs impressionnante qui me rassure parce que je découvre également que je ne suis pas toute seule.
Pas toute seule à cogiter comme une dingue sur mon avenir, sur ce que j’aime, sur ce qui me plait et ce qui compte le plus à mes yeux.

Les réponses ne sont pas aussi évidentes que d’écrire combien font 1 + 1.
Mais c’est aussi pour ça, indirectement, que NY fut un voyage-puzzle dont il faut à présent réunir toutes les pièces.
Et je ne souhaite qu’une chose à présent : non, pas de les rassembler au plus vite mais plutôt qu’elles soient toutes là.

NY garbage

NY reward

NY wall

NY numbers

p.s. : je vais sans doute trimer, faut pas se leurrer, mais je préfère en baver que de pondre plus vite qu’une poule – et aussi familier que cet aveu puisse vous paraître, je suis certaine que vous me comprenez…

Bises et très beau week-end.
Comment ca il pleut ?

* Quelle heure est-il ? L’heure du changement.

10 comments juin 6, 2009

{ Y’a des matins comme ça }

Ce matin, on dirait que tout va bien.
On dirait qu’il ferait beau, que le vent qui passe sous les volets ne serait qu’un mauvais rêve et que le soleil brillerait comme sur les plages de Bangkok.

Ce matin, on dirait que tout est réunit pour passer une agréable journée.
Avec plein d’idées issues de Real Simple & Compagnie… et beaucoup de temps pour les mettre sur pied.
{Hummm, c’est si rare… et si bon!}
Encore des revues me direz-vous, oui, mais : ramenées de façon plus réfléchie et non plus en se jetant dessus. Il y en avait tant. Il y en avait trop.
Après le tri du bureau… Bye-bye paperasse inutile!

Ce matin, on dirait que mes projets ne seraient pas illusoires ni les minutes à compter…

Malgré une semaine de folie, ce matin… oui, tout va bien.
J’ai écrit quelques pages, sans vraiment croire que l’essai prendra forme, un jour.
Ou un autre.

J’ai fait quelques photos, sous la brume matinale.
Apprivoisant encore mon nouvel objectif.

Et j’ai même eu le luxe de lire – ou plutôt, de finir… – la première histoire du pavé de Fitzgerald ; le bien nommé « Un diamant gros comme le Ritz ».

*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*

Avec les jours qui rallongent vient ce plaisir évident d’avoir plus de temps pour soi, mais aussi pour chéri, et pour ces choses qu’on peut faire à deux mais qu’on oublie quand il fait trop froid, trop gris, trop moche…

*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*

En aparté, Framous prend forme, tout doucement, tranquillement.
J’aime ne pas brusquer les choses.
Et en retour, elles ne me brusquent pas.

Oui, ce matin, on dirait que tout va bien…

clock one

clock two

clock three

{Oublions le temps qui passe}

*.* Belle journée à vous *.*

8 comments mars 7, 2009

{ Dites 33 }

Retour gagnant d’un week-end prolongé, je ne peux m’empêcher d’essayer – toujours – d’en faire plus.
Faire plus d’activités mais aussi plus de choses par activité – parce qu’une seule ne suffit pas, évidemment…

Je me concentre sur une idée, rassemble tout ce dont j’ai besoin pour la réaliser – ou, parfois, ne suis pas assez impatiente pour ça et entame un projet sans toutes les clés en mains… – finis par m’arracher un ou deux cheveux de la tête avant de capituler, totalement découragée.
Pour reprendre là où j’en étais le lendemain, revigorée.

La tâche la plus ardue finalement n’est pas de pouvoir tout faire, mais de savoir comment ne pas en faire trop…
De savoir où se trouve la limite à ne pas franchir, si on veut encore avoir du temps pour soi.
Un vaste programme que voilà.

Après bien des mois d’hésitation, j’apprends à me galvaniser de remarques positives sur mes photos.
Oui, le fait d’accepter les compliments est un apprentissage pour moi.
Car pendant des mois, chaque éloge, chaque sourire devant mon travail était paradoxalement autant de raisons de douter.
Une façon de me dire que les proches seraient toujours ces amis assez sympas pour vous lancer des fleurs.
Alors que la réalité ressemblait bien plus à mes yeux à cette pression monstrueuse que je portais sur le dos.
Faut être folle pour refuser les compliments aussi longtemps, je sais…

⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘

Au cours de ce délicieux week-end prolongé, j’ai eu de nombreuses heures pour penser à mes projets, tant et tant de projets… et la chance d’avoir 2 commandes d’un livre* au passage.
Alors, au retour, c’est tout naturellement que je reprends en mains l’idée farfelue de faire une boutique en ligne.
Idée farfelue prête, toute prête à être transformée en essai.
Elle n’attend que ça, la petite idée.
Devenir grande.

Mais pas assez de temps pour le moment…
Une question d’heures qui est rapidement devenue une question de jours.
Et vous vous en doutez surement, je préfère du beau à vous offrir, plus tard.
Plutôt que du bâclé pour maintenant…
{Visiblement, dame perfection n’est jamais très loin…}

⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘

Hier, dans un épisode de la 5eme saison de Desperate Housewives {la meilleure, à mon humble avis}, Tom Scavo voulait revendre sa Pizzeria et partir une année avec femme et enfants pour l’aventure.
La grande Aventure.
Celle qui lui ferait tout abandonner pour vraiment profiter de la vie.
Celle qui lui permettrait de se dire un jour qu’il ne mourrait pas en simple pizzaiolo.

Qui n’a pas envie de profiter de la vie ?
De faire plein de trucs extraordinaires et d’avoir, si possible, assez de temps pour tout raconter aux petits enfants ?

Ah ! Si le pas à franchir pour réaliser ses rêves les plus fous était le même que celui qui nous entraine au bureau, au supermarché ou chez le dentiste.
Ce serait magnifique non ?
Surtout quand les rêves ne manquent pas…

Dans quelques mois, j’ai 33 ans.
Oui, 33, docteur.
Tout va bien.

teapot

Minuscule théière de 2 cm de haut qui fera partie du livre.
Ou peut-être pas…

⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘⌘

Par moment, et malgré vos adorables messages, je n’ai plus qu’une seule envie : tout abandonner.
Parfois je sature, je n’aime pas ce que je fais et les photos deviennent ces choses détestables que l’on ne veut plus regarder.
Laisser toutes mes photos là où elles sont, sur un banal disque dur externe.
Et, d’autres soirs, je me perds des heures entières, la tête plongée sur l’écran.
Au final, j’y reviens toujours.

Merci pour votre patience.

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*Ce livre n’est pas commercialisé.

19 comments février 1, 2009

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